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L’édito de la semaine

L’édito de la semaine


29° dimanche du temps ordinaire – dimanche 17 octobre

Les lectures du jour nous rappellent l’importance que nous avons aux yeux de Dieu et le rôle que nous avons auprès des autres: “Je t’ai appelé par ton nom. Je suis le Seigneur et il n’en est pas d’autre.” À travers ce texte du prophète Isaïe, nous entrevoyons un autre libérateur : il s’agit de Jésus lui-même. Il est venu pour sauver Israël, mais aussi tous les peuples du monde. Il veut associer tous les hommes à sa victoire sur la mort et le péché. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, nous voyons les pharisiens et les partisans d’Hérode se mettre d’accord pour lui tendre un piège. Après un éloge flatteur sur sa franchise, et son intégrité, leur langage dévoile un complot contre Jésus :“Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur César ?”  En réponse, Jésus remet les choses “à l’endroit” : “Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.” Jésus nous invite à reconnaître, face à n’importe quel type de pouvoir que Dieu est le Seigneur de l’homme et qu’il n’y en a pas d’autre. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est s’ouvrir à sa volonté et coopérer à son Royaume de miséricorde, d’amour et de paix.” Rendre à César ce qui est à César, c’est participer à l’organisation de la société, assainir les relations entre les hommes, et assumer nos tâches dans les divers domaines de la vie sociale, économique et familiale. La journée missionnaire mondiale nous rappelle cet engagement. Le 18 octobre est la Saint Luc. Nous prions particulièrement pour les paroissiens de Saint Luc et leur souhaitons une belle fête.*

Père Jérôme

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28° dimanche du temps ordinaire – dimanche 11 octobre

«Tous frères, Vivre en frères». Cette histoire est incroyable ! Avons-nous vu des gens refuser de participer à une noce ? La noce, nous savons ce que c’est. C’est la joie, la rencontre, un bon repas et puis les danses qui nous permettent de faire connaissance avec les membres de la famille les plus éloignés. Dans l’Évangile, ce ne sont pas des noces ordinaires. C’est le fils du roi qui se marie, alors comment pourrions-nous refuser une telle invitation ?Ici, on montre du doigt, très concrètement, la haine terrible des grands prêtres et des pharisiens vis-à-vis de Jésus. Ils veulent sa mort et ils l’auront.Prisonnier de ses lois, le peuple d’Israël, à travers ses chefs, refuse toute ouverture, toute nouveauté dans sa relation avec Dieu. Seule la loi de Moise avec ses centaines de références, de coutumes compte. Parce qu’ils obéissent à la loi, ils pensent plaire à Dieu. Mais dans l’histoire du bon samaritain, Jésus leur montre que la loi doit être dépassée par l’amour du prochain. Le prêtre et le lévite liés par la loi, ignorent le blessé au bord du chemin. À ce peuple élu, Jésus leur dira sévèrement «le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits». Et cette nation nouvelle c’est l’Église. Nous sommes entrés dans cette nouvelle alliance par le baptême. Au milieu du monde, de notre société, L’Église porte l’Évangile. L’Église nous répète encore une fois après Lui que c’est l’Amour qu’il faut annoncer, et non la Loi ! Combien de chrétiens sont satisfaits parce qu’ils observent la loi ! Nous risquons facilement de tomber dans les travers des grands prêtres et des pharisiens. Ne jugeons-nous pas souvent les frères d’après la loi quand nous agissons ainsi, nous ressemblons à celui qui se glisse dans la noce sans avoir pris son vêtement de fête, c’est à dire sans s’être converti au nouvel évangile. Il est venu pour se rassasier à la table. Mais venir à la table, c’est sérieux, se mettre à table, c’est partager le pain, c’est accepter de rencontrer les autres, de leur parler, de les considérer comme des frères. N’est-ce pas ce que nous rappelle François dans son encyclique«Fratelli   tutti» : «Tous frères, Vivre en frères, le Pape nous propose ce mode de vie au goût de l’Évangile». Dans nos messes qui symbolisent les noces éternelles de Dieu avec son peuple, mais aussi aux croisées des chemins,dans les plus banales rencontres, au travail, dans la rue,dans les quartiers,soyons fraternels, c’est-à-dire aimons ceux et celles que nous rencontrons.

P. Jean Louis Vivier

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27° dimanche du temps ordinaire – dimanche 4 octobre

En ce 27e dimanche du temps ordinaire, nous écoutons la parabole des vignerons homicides. Voilà bien une parabole sans pitié, faite de meurtres en série et de terribles vengeances. De simples vignerons qui deviennent des criminels sans foi ni loi et un Dieu qui fait périr misérablement ses ouvriers, c’est intolérable. Ce Dieu de la parabole n’a donc pas dépassé la loi du talion « Œil pour œil, dent pour dent ». A-t-il oublié qu’il ne savait faire qu’une chose, c’est d’aimer. Et moi qui croyait qu’en amour Il n’avait de leçon à recevoir de personne ! Essayons de comprendre. Tout d’abord au temps de Jésus, excédés par l’occupation romaine, les petits paysans galiléens devenaient de plus en plus révolutionnaires. Ils en voulaient surtout aux grands propriétaires fonciers venus de l’étranger et qui ne laissaient guère de terres à la disposition des exploitants modestes. Le patron de la parabole est un de ces étrangers, toujours en voyage d’affaires, qui exploite le petit peuple. Ensuite, nous avons découvert, ces derniers dimanches, ce Jésus de Matthieu qui est monté à Jérusalem et se met en pétard contre les scribes et les pharisiens, les grands prêtres et les anciens du peuple, les possédants de l’avoir, du savoir et du pouvoir. C’est un peu comme s’il leur disait : Vous les vignerons, vous les chefs du peuple, vous avez voulu vous emparer de la vigne d’Israël à votre seul profit ; vous vous êtes rebellés contre Dieu et après avoir rejeté les prophètes, vous rejetez le Fils, le dernier envoyé. Alors cette vigne, je vous le dis, il la donnera à d’autres vignerons. Ainsi commence la célébration eucharistique de ce 27e dimanche du temps ordinaire par ce passage du livre d’Esther : « Tout dépend de ta volonté, Seigneur, et rien ne peut lui résister. C’est toi qui as fait le ciel et la terre et tout ce qu’ils contiennent, tu es le Maître de l’univers ». Voilà, c’est dit et le ton est donné : il y a un seul propriétaire de la terre et de ses richesses, c’est Dieu. Les hommes en sont les gérants et les ouvriers pour faire de ce monde une terre plus belle, plus riche et plus habitable. Les vignerons de l’Évangile se sont pris pour Dieu, ils se sont crus propriétaires. Ils se sont trompés sur ce qu’ils sont, sur leur vraie place. Ils ont fait main basse sur les richesses de la terre et ont voulu les garder pour eux et pour eux seul. Ils ont oublié que la terre est à Dieu et que ses richesses sont pour tous. C’est bien cela que nous rappelle la lettre encyclique du Pape François Laudato si : « Notre sœur la terre crie en raison des dégâts que nous lui causons… Nous avons grandi en pensant que nous étions ses propriétaires et ses dominateurs autorisés à l’exploiter ». Je me suis dit que le travail du vigneron est un dur labeur. Il faut entourer chaque plant de beaucoup de tendresse, écarter pierres, ronces et épines, soutenir par des tuteurs la croissance des sarments, élaguer, couper les jets inutiles et attendre patiemment que la vigne donne ses fruits. Ne faut-il pas quatre années de travail avant d’obtenir la première récolte ? Et puis il faut supporter « le poids du jour et de la chaleur ».

Vignerons nous le sommes pour aujourd’hui, mais n’oublions pas que nous devons rester des serviteurs quelconques qui n’auront fait que  notre devoir.

Michel Dissard

26° dimanche du temps ordinaire

Quel fils sommes-nous ?

Jésus interpelle les grands prêtres et les anciens du peuple autorités religieuses d’Israël avec une courte parabole. Le p-ère envoie ses deux enfants travailler à sa vigne. Le premier refuse mais se repent et obéit. Le second dit oui mais n’obéit pas. Qui Jésus vise-t’il avec cette histoire ? Les publicains et les prostituées sont pécheurs, ils ont refusé d »‘obéir  la Loi. Mais la prédication de Jean le Baptiste les a convertis. Les autorités religieuses, qui se croient justes, n’ont pas écouté le Baptiste et n’ont pas changé quand elles ont constaté la conversion des pécheurs.
Ézéchiel nous avertissait : Dieu accueille le pécheur qui se convertit, mais il rejette celui qui, après avoir longtemps été juste, se détourne de Lui. Nous savons bien que nous sommes appelés à la conversion. Si nous croyons qu’il suffit de dire oui pour être fidèles à Dieu, que la pratique rituelle suffit, nous nous trompons. Toute notre vie doit être irriguée et transformée par l’Évangile. Saint Paul le dit aux Philippiens : « Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus. » Jésus s’est donné tout entier au service des  hommes. Il s’est fait le dernier de tous dans la confiance totale en son Père et il en partage désormais la gloire. Sommes-nous prêts à suivre Jésus sur ce chemin du service de Dieu et de nos frères ?

Jean-Louis Vincent

25° dimanche du temps ordinaire

«Car mes pensées ne sont pas vos pensées,et vos chemins ne sont pas mes chemins – oracle du Seigneur».

Ces paroles sont tirées du Livre d’Isaïe que nous entendons aujourd’hui. Des paroles qui disent la distance absolue entre l’action et la pensée en Dieu et l’action et la pensée en l’homme. Distance qui aurait pu rester totale si sa Parole n’était pas venue nous rejoindre et se faire l’un de nous, Jésus de Nazareth, révélé comme Fils de Dieu: «Tu es mon fils bien-aimé», lui est-il proclamé au sortir de son baptême au Jourdain.Si le Christ est apparu en notre chair, c’est pour révéler l’amour du Père qui a voulu habiter parmi nous afin que nous habitions auprès de lui. La distance entre Dieu et nous n’est pas abolie, elle est comblée. Le Christ nous relie à Dieu. En sa nature d’homme, Dieu s’est fait chair; ainsi l’homme entre en Dieu. Ainsi nous pouvons vivre de sa parole: «Demeurez en moi, comme moi en vous», et faire ce qu’il demande; «Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez et vous l’aurez». Avons-nous besoin d’une autre parole assurant cette proximité au point de savoir que demander et de l’obtenir? Par Jésus Christ nous connaissons les pensées de Dieu et nous entrons dans les chemins de Dieu:«Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père sinon par moi»; et: «Nul ne connaît ce qui concerne Dieu, sinon l’Esprit de Dieu. –Or, nous avons reçu l’Esprit qui vient de Dieu …»

C’est dans cet Esprit, poursuit saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens, que nous jugeons de tout en ce monde. Assurons-nous de ne pas juger ce monde selon notre propre esprit, qui peine à comprendre le mystère de la Croix du Seigneur en ce qu’il implique pour nous et pour le monde. Car nous ne sommes pas voués à transformer l’Église du Seigneur en entreprise à succès, ni en bonne élève de la République: ce sont là des préoccupations très mondaines dans lesquelles les non croyants pourraient aimer nous y voir autant que détester nous y rencontrer. Notre place est bien,à l’image de notre Seigneur Jésus Christ, à la croisée de ce chemin où l’homme cherche Dieu lorsqu’il sert son frère.Ce n’est pas seulement le rôle de guetteur – de prophète – que nous prenons, mais aussi celui de compagnon – de disciple – auprès de ceux qui peinent, afin d’être témoins, donc de ceux qui parlent au nom de l’humanité blessée. Se prémunir pour survivre est sûrement souhaitable, offrir toute sa personne pour l’autre est le chemin du chrétien – lui qui est rendu Christ par son baptême.

Frère Didier pentecôte op

 

Edito dimanche 28 juin 2020

Edito dimanche 21 juin 2020

Edito dimanche 14 juin 2020

Edito dimanche 7 juin 2020

Edito dimanche de Pentecôte 2020

Commentaire dimanche 22 mars 2020 (Voir et Croire, Commentaire sur 1 Samuel 16 et Jean 9)

 

Chaque semaine le Frère Didier nous propose son édito :

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